Deux formes principales : double imposition juridique (même contribuable, même revenu, deux pays) et économique (même revenu imposé au niveau société et actionnaire). La première est traitée par les conventions, la seconde par exonérations de participation, régimes d'inclusion partielle ou crédits d'imputation.
Méthodes : crédit (le pays de résidence accorde un crédit pour l'impôt étranger payé, dans la limite de l'impôt de résidence sur le même revenu) et exonération (le pays de résidence exonère le revenu étranger, avec ou sans progressivité). La Suisse utilise généralement la méthode d'exonération avec progressivité pour immobilier et activité commerciale à l'étranger.
Implications pratiques : un résident suisse avec dividendes américains fait face à 30 % de retenue US. Sous la convention CH-US, ce taux tombe à 15 % via formulaire W-8BEN ; les 15 % résiduels deviennent un crédit sur la déclaration suisse. Sans paperasse, l'investisseur subit la retenue US complète et l'impôt suisse intégral.
Résident français possède un bien italien produisant EUR 20.000 de loyers. L'Italie impose à la source ~30 %. Convention FR-IT : la France exonère ce revenu avec progressivité — le loyer italien ne pousse pas le revenu français dans une tranche supérieure.