La plupart des pays européens utilisent la règle des 183 jours plus un test du 'centre de vie'. La Suisse considère résident fiscal celui qui séjourne >30 jours avec activité lucrative ou >90 jours sans. L'Allemagne combine adresse enregistrée et nombre de jours. France et Italie : test domiciliaire en quatre étapes — foyer, résidence principale, activité professionnelle, intérêts économiques.
Le domicile fiscal est indépendant du statut migratoire. Un citoyen américain peut être résident fiscal français même avec visa touriste, et un Suisse expatrié peut perdre sa résidence suisse. Devenir non-résident exige une rupture nette — vider le logement, se désinscrire, déplacer la famille — pas juste de longues vacances.
La double résidence (être imposable dans deux pays simultanément) se résout via les règles d'arbitrage des conventions fiscales : foyer permanent → centre des intérêts vitaux → séjour habituel → nationalité → accord amiable. Une planification soignée du domicile peut épargner cinq à six chiffres d'impôt annuel aux professionnels mobiles.
Professionnelle française accepte un poste à Zurich, signe un bail CH et y déplace sa famille en mars. À partir d'avril, résidente fiscale suisse sur revenus mondiaux et non-résidente FR sur revenus d'emploi suisses. La France conserve l'imposition de ses seuls revenus locatifs FR.